Alors que des concurrents tels que Ford avec un moteur 8 cylindres en V et Renault avec un moteur 6 cylindres en ligne connaissent un certain succès dans le haut de gamme, il importe que Citroën, alors sous le contrôle de Michelin, se porte à leur hauteur.
Dans le courant de 1938, le choix est fait d’un moteur 6 cylindres en ligne de 2867 cm3, puissance 77 ch, couple 19,5 mkg à 1500 tr/mn.
La « 15 » affiche 16 CV fiscaux avec ce moteur souple et performant placé sur une caisse de
« 11 B », dont seule la longueur du capot diffère, l’empattement n’étant pas modifié.
La « 15 Six » deviendra vite la « reine de la route », avec une vitesse maximale de 135 km/h et sa capacité à tenir sans peine le 100 km/h de moyenne grâce à son exceptionnelle tenue de route. Les 50 602 exemplaires construits contribueront grandement à la renommée de Citroën.
La « 15/6 G » est lancée discrètement en juin 1938, le véritable lancement se situant au salon d’octobre.
Son moteur tourne à gauche, d’où son appellation « 15 Six G », le chiffre six rappelle le nombre de cylindres.
Le prix de cette berline est alors de 36 300 francs. A la berline se joignent :
- en février 1939, une familiale 8/9 places, 6 glaces,
- en mars 1939, une conduite intérieure 5 places, 6 glaces,
- quelques cabriolets (cinq recensés) furent réalisés en 1939 et 1947.
En mai 1947, le sens de rotation du moteur est rétabli et la « 15 Six G » devient « 15/6 D ».
En avril 1954, la « 15/6 H » reçoit à l’arrière une suspension hydropneumatique qui préfigure celle de la future « DS ».